Nous réaliserons un diagnostic local du sans-abrisme. Ce diagnostic se doit d’être participatif et partagé, associer les personnes concernées et intégrer tous les acteurs. Un abri de fortune constitue le domicile des personnes qui l’occupent. Nous devons respecter ce domicile. Aucune évacuation ne peut se faire sous la contrainte et sans décision de justice ou administrative et sans prendre en compte la situation et les perspectives offertes aux personnes. Les biens doivent être mis en sécurité.
Si le diagnostic pose le constat d’un réel besoin, nous voulons aller vers la mise en place d’une Boutique Solidarité. Celle-ci propose un accès inconditionnel à des espaces pour des personnes sans-abri, isolées ou précaires. Elles peuvent s’y restaurer, bénéficier de soins médicaux, avoir accès à des douches et à une laverie, ou bien simplement stocker certains effets personnels en sécurité. Ce sont des lieux de sociabilité, de convivialité, qui offrent des activités culturelles, artistiques ou sportives. Ce sont des lieux d’accès aux droits grâce à la présence de travailleurs sociaux en mesure d’accompagner individuellement les personnes dans leurs démarches administratives, notamment d’accès à l’hébergement ou de les orienter vers des structures partenaires.
Les CCAS ou les services sociaux de la ville doivent offrir une adresse administrative, une domiciliation, pour l’exercice des droits. La ville délivrera des attestations d’accueil aux habitants qui souhaitent héberger des personnes étrangères pour un séjour de courte durée. Les enfants doivent bénéficier d’un accueil à l’école quelle que soit la situation administrative des parents ou les conditions de logement de la famille. L’accès à la restauration scolaire et à l’accueil périscolaire doit se faire aux mêmes conditions que pour les résidents belfortains.

